Les températures augmentent, cela commence à devenir un refrain bien connu. 2016 avait déjà été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures record partout dans le monde, mais 2017 suit un chemin similaire. Les 6 premières mois de l’année sont d’ores et déjà les deuxièmes plus chauds jamais enregistrés.

Avec le réchauffement climatique, les températures moyennes de la planète sont en augmentation. Ainsi, en 2016, les températures moyennes sur l’ensemble du globe étaient situées environ 1.1 degrés au dessus des moyennes du 20ème siècle. Mais 2016 était une année particulière, marquée par un phénomène très fort d’El Niño, connu pour accentuer les augmentations de températures. À ce titre, elle était considérée comme une année « hors classement » car exceptionnelle.

Pourtant, cette année, malgré l’absence d’El Niño, la température est restée très élevée.

Réchauffement climatique : 2017, deuxième année la plus chaude ?

En effet, durant les 6 premiers mois de 2017, la température moyenne s’est située environ 0.9 degrés au dessus des moyennes du 20ème siècle. C’est un peu moins que 2016 (1.1) mais plus que 2015 qui était jusque là la deuxième année la plus chaude (0.85). Comme on le voit sur le graphique ci-dessus, c’est surtout bien au dessus des moyennes des années 1980.

La fin du printemps et le début de l’été ont été particulièrement chauds : le mois de Juin est ainsi le 3ème mois de juin le plus chaud jamais enregistré, dépassant ainsi certaines années où le phénomène El Niño était pourtant présent. L’ensemble des 6 mois de l’année a toutefois été chaud, très chaud. Chacun des 6 mois fait partie des 5 plus chauds jamais enregistrés pour le dit mois. Globalement, 2017 bat même les années record qu’ont été 1998 avec son fort El Niño et 2003 avec ses canicules.

Pourtant, sur le papier, 2017 aurait du être plus froide puisque les cycles climatiques cette année sont plus modérés que les années précédentes. Ahira Sanchez-Lugo, climatologue à l’Agence nationale américaine de l’Océan et de l’Atmosphère (NOAA) indique ainsi à Grist : « Personnellement, je ne m’attendais pas à ce que ce début d’année soit aussi chaud. Avec le déclin du fort El Niño de 2016, nous attendions une baisse des valeurs, et nous pensions que 2017 serait au pire dans le top 5 des années les plus chaudes ».

Augmentation des températures : une tendance globale avec des hot-spots

Il est peut-être difficile de s’en rendre compte, mais les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées ont pratiquement toutes eu lieu depuis 2000. Et la tendance est claire, partout dans le monde. La NOAA note ainsi que le phénomène d’augmentation des températures est globalisé : partout dans le monde il faut plus chaud que la moyenne. Toutefois, certaines zones sont particulièrement touchées : c’est le cas notamment de l’Europe centrale et de l’Ouest, de l’Asie du Sud-Est, de la Corne de l’Afrique et du Sud des Etats-Unis ainsi que de l’Amérique Centrale. Dans toutes ces zones, les températures semblent monter encore plus vite qu’ailleurs.

Voici la répartition sur une carte :

temperature rechauffement climatique regionsMontée des températures : des conséquences déjà visibles

Avec des températures si élevées, il y a bien sûr des conséquences importantes sur les écosystèmes. Bien sûr, on sait bien que des températures élevées ont un effet sur la fonte des glaces arctiques et antarctiques, ainsi que sur la montée du niveau de la mer. Mais la montée des températures a aussi des effets insoupçonnés, et peuvent accentuer ou provoquer des phénomènes météorologiques apparemment sans rapport comme les pluies diluviennes ou les orages. Cette année, on peut ainsi d’ores et déjà lier le réchauffement climatique avec les phénomènes suivants :

  • Le mois de juin caniculaire de l’Europe de l’Ouest
  • La sécheresse importante subie par l’Europe de l’Ouest et notamment le Sud de l’Europe (à Rome par exemple)
  • Les incendies qui ont ravagé le Portugal ces dernières semaines
  • Les violents orages qui ont frappé la région parisienne début juillet
  • La crise alimentaire dans l’Est de l’Afrique
  • Le climat erratique de l’Asie du Sud-Est

 

Voilà encore une raison de s’attaquer au plus vite au problème du réchauffement climatique.