Une enquête, réalisée par Lundquist entre novembre 2013 et mai 2014 auprès de 350 professionnels répartis sur 44 pays, fait état des nouvelles attentes des parties prenantes en matière de communication et information en matière de responsabilité d’entreprise.

Lundquist, agence italienne spécialisée en RSE et Communication Digitale, réalise depuis 6 ans une étude sur la Communication des Entreprises en matière de Responsabilité. Cette année, le cabinet s’est attaché à mieux comprendre les attentes des professionnels de la RSE mais surtout celles de leurs parties prenantes professionnelles externes, à savoir les journalistes, analystes, investisseurs, consultants, professeurs d’université, ONG, fondations, chercheurs et organismes publics.

En ressort une tendance ressentie depuis quelques années, cette fois-ci confirmée par les chiffres : nécessaires mais pas suffisants, les médias sociaux sont aujourd’hui attendus dans une démarche de communication et information pour le Développement Durable.

Quand les 3/4 des répondants utilisent les médias sociaux pour un usage professionnel, près de 80% d’entre eux consultent le réseau social professionnel Linked-In au moins une fois par mois pour s’informer de données en lien avec la RSE, en augmentation de 8% par rapport à 2012. Fait des plus surprenants, aujourd’hui près de 60% des répondants sur les médias sociaux consultent Facebook au moins une fois par mois dans cette même optique, quand l’usage premier de ce réseau était dans les années précédentes uniquement personnel.

Dans ce contexte, les médias sociaux, médias de prédilection pour sa communication RSE ? Si ces chiffres sont encourageants, leur usage quotidien reste faible quand on sait que les médias sociaux fonctionnent en temps réel. En moyenne, moins de 30% des professionnels consultent ces médias sociaux au quotidien. La plupart manquera alors les actualités proposées sur ces médias sociaux.  Si les médias sociaux représentent l’avenir, ils restent cependant un complément dans une communication plus globale.

En effet, parmi les premières attentes manifestées, les échanges et concertations restent la première manière dont les parties prenantes souhaitent être impliquées par les entreprises, suivi de l’e-mail, toujours plus utilisé que les médias sociaux.

engagement RSE parties prenantes

L’action et l’exemple au coeur des attentes

Tout comme les équipes RSE, les journalistes, investisseurs et analystes manquent de plus en plus temps pour analyser et recouper les informations.

Les longs discours explicatifs sur la stratégie de l’entreprise, l’information qui présente l’entreprise sous son meilleur jour, ainsi que les interviews d’experts, directeurs et équipes RSE font partie des plus grandes sources de frustration. Les parties prenantes recherchent de l’information plus synthétique et explicative, mise en perspective par des infographies ou des vidéos, tout en ayant la possibilité d’obtenir des indicateurs de performances (KPI) simples à comprendre et à trouver.

Parmi les sujets attendus, place au concret. Etudes de cas ainsi qu’exemples sur la manière dont est mise en oeuvre la stratégie RSE de l’entreprise sont les plus prisés.

Et pour toute démarche d’ouverture vers l’extérieur (via le site Corporate, Twitter, un blog, Linked-In ou Twitter…), une explication est attendue. Comment les retours des internautes sont traités et influenceront les prises de décision en interne ?

Pour découvrir l’ensemble de ces résultats, téléchargez-les ici ou découvrez-les ci-dessous :

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Parmi ces attentes, quelles entreprises y répondent le mieux ?

En complément de cette enquête, Lundquist réalisait un classement des entreprises européennes et italiennes qui répondent le mieux à ces attentes.

On retrouvera en 1ère position Deutsche Post DHL, pour ses initiatives en faveur d’une RSE lisible et au coeur de la stratégie de l’entreprise. Le groupe récemment fusionné se positionne désormais comme expert et partage en temps réel le fruit de sa réflexion en matière de transport et logistique, incluant des sujets de logistique verte et de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Les actions, souvent issues du Groupe, sont aussi parfois issues d’initiatives de concurrents. Résultat ? Des internautes qui s’engagent sur différentes plateformes, Facebook ou encore une plateforme de curation, où 50% des internautes revient au moins une fois par jour.

DPDHL awards csr

 

En 2ème position, Nestlé se distingue par une mise en valeur de la valeur générée socialement par l’entreprise auprès des communautés, via Creating Shared Value.

nestle creating shared value

 

Enfin, avec ses indicateurs de performance compréhensibles et un site orienté vers les utilisateurs, Unilever prend la 3ème place du classement.

unilever sustainable living

 

Pour retrouver l’intégralité du classement et découvrir la méthodologie détaillée, téléchargez l’étude ici ou découvrez la ci-dessous.

Vous êtes professionnel de la RSE, journaliste, ONG, investisseur ou analyste ? L’enquête vous est toujours ouverte.

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