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Particules fines : définition et impact sur la santé, sources de la pollution, mesures de lutte et protection

Dernière modification le 3 Octobre 2019

Les particules fines, qu’est-ce que c’est et quels en sont les effets ? Quelles sont les sources de leurs émissions ? Quelles mesures pour se protéger et lutter contre la pollution aux particules fines ?

Définition des particules fines et conséquences sanitaires

Qu’est-ce qu’une particule fine ?

Les particules fines sont une catégorie de particules en suspension dans l’air ambiant, d’un diamètre inférieur à 2,5 microns. À l’intérieur de cette catégorie dite PM 2,5 (de l’anglais Particulate Matter), on distingue en outre les PM 1 au diamètre inférieur à 1 micron dites ultrafines. Contrairement aux poussières d’un diamètre supérieur, les particules fines sont d’une masse trop faible pour chuter au sol par simple gravité. D’autres facteurs (précipitations, agrégation) sont donc nécessaires à leur sédimentation.

Impact sanitaire

De par leurs dimensions et leur persistance durable à l’état d’aérosols, les particules fines, et a fortiori ultrafines, s’infiltrent en profondeur dans les voies respiratoires. Selon leur degré de concentration et de toxicité, elles peuvent provoquer à court ou long terme des pathologies qui vont de la simple inflammation aux affections les plus graves. À noter qu’une particule fine agit également comme noyau de condensation, auquel s’agrègent d’autres polluants qui en accentuent encore la toxicité.

D’où viennent les particules fines ?

Les particules fines peuvent être d’origine naturelle (notamment les éruptions volcaniques) ou liées à l’activité humaine, en particulier les rejets de l’industrie (fumées et poussières) et de l’agriculture intensive, les modes de chauffage par combustion (bois, charbon, fuel…) et les moyens de transport (principalement les gaz d’échappement des moteurs à explosion).
L’utilisation du diesel comme carburant des divers types de véhicules constitue notoirement une source majeure d’émission de particules fines, et cela en dépit de l’équipement récent desdits véhicules en filtres à particules, dont l’efficacité est controversée s’agissant des PM 2,5 et encore davantage des PM 1 (pour plus d’informations voir : Diesel ou essence : qu’est-ce qui pollue le plus ?)

Le combat contre les particules fines : un enjeu de la transition écologique

Toutes les études montrent que la protection passive contre les particules fines (exposition chronique ou pic de pollution) telle que le calfeutrage est un leurre. Par nature, les PM 2,5 s’infiltrent partout. La seule option pertinente consiste à adopter progressivement des mesures drastiques visant à limiter les émissions. Les divers programmes de transition énergétique et écologique, en gestation ou déjà à l’œuvre sur la planète, sont tout aussi déterminants sur ce point qu’en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Pour le cas emblématique des grandes agglomérations, l’instauration de zones d’émissions réduites et autres zones de circulation restreinte peuvent être une parade efficace, en complémentarité des mesures structurelles en faveur de transports en commun améliorés et non polluants. La diffusion de véhicules moins polluants comme la voiture électrique permettrait aussi de réduire les émissions de particules fines. En effet, bien qu’elles émettent elles-aussi des particules fines à cause du freinage et de l’abrasion des pneus, les voitures électriques polluent beaucoup moins que le diesel ou l’essence sur ce point.
S’agissant des entreprises et selon leur secteur d’activité, l’intégration de mesures de lutte contre les émissions de particules fines (modernisation des équipements, organisation du covoiturage des employés et autres) trouve naturellement sa place dans la définition et la mise en œuvre d’une démarche RSE.

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