La Fondation Louis Bonduelle l’affirme : pour protéger notre planète, soignons nos assiettes !

Céline Mayaud - Corporate Communication Manager

Diplômée de l’ESCP Europe, Céline Mayaud a débuté sa carrière chez Senoble en Europe Centrale avant de partir 1 an et demi en ONG à Madagascar. Elle rejoint le groupe Bonduelle en 2013 pour développer les ventes directes au consommateur. Elle occupe le poste de Corporate Communication Manager depuis 2019.

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Avec la crise que nous traversons depuis plusieurs mois maintenant, faire l’impasse sur les enjeux environnementaux relèverait au mieux de l’aveuglement, au pire du criminel. De la dégradation environnementale risquent de découler d’autres drames, au rang desquels une crise alimentaire est largement redoutée tant elle est directement liée à notre propre survie. En août 2019, le rapport du GIEC préconisait des changements radicaux de comportement des acteurs économiques, politiques et des citoyens pour limiter le réchauffement climatique en deça des 2 degrés. La mise en veille d’une partie de l’économie mondiale par le Covid-19 aura au moins eu deux vertus : laisser un temps notre planète respirer et faire émerger la prise de conscience collective !

Le premier changement de comportement doit être celui de nos habitudes alimentaires, tant elles influent sur les problématiques environnementales et sociétales. A l’occasion de la sortie du Livre Blanc de la Fondation Louis Bonduelle, Céline Mayaud, Corporate Communication Manager chez Bonduelle, explique comment alimentation et durabilité peuvent rimer.

Les enjeux environnementaux et climatiques de notre alimentation 

Nos régimes alimentaires actuels sont majoritairement carnés et reposent sur des systèmes alimentaires à empreinte écologique élevée. Dans « systèmes alimentaires », on entend l’ensemble de la chaîne de valeur des produits que nous consommons : l’organisation des terres agricoles, les technologies employées, le conditionnement, le stockage, la distribution des denrées alimentaires… De l’amont à l’aval, la note des émissions de gaz à effet de serre qui proviennent de notre alimentation est salée : pas moins de 25 à 30% en résultent !

Nos systèmes alimentaires endommagent la qualité de l’air que l’on respire, en raison des particules fines, poussières ou encore déjections animales issues des process. Mais leur empreinte écologique ne s’arrête pas là. La dégradation des eaux et des sols, eux-mêmes garants de la richesse de la biodiversité, est aussi à déplorer.

La protection des sols vivants est d’autant plus importante qu’ils jouent un rôle clé dans l’absorption du carbone. Outre l’impact négatif à long terme dans les rendements des récoltes, leur dégradation accentue donc aussi directement le changement climatique.

Mais la prise de conscience ne doit pas s’arrêter aux seuls enjeux environnementaux : le réchauffement climatique risque d’aggraver non seulement la dénutrition que connaissent actuellement 800 millions de personnes dans le monde, mais aussi la malnutrition tant il sera difficile de se dérober à une inflation des coûts de production des végétaux.

Nous ne pouvons fermer les yeux sur le risque accru de grande insécurité alimentaire qui guête de nombreuses populations dans le monde. Il est urgent de faire évoluer notre système alimentaire car il n’est aujourd’hui pas durable. Si l’élevage demeure une composante essentielle des filières agricoles, la consommation excessive de protéines animales n’est pas tenable à long terme. Les ressources que nous offre notre planète ne permettraient pas de nourrir les 9,7 milliards d’individus que nous serons en 2050.

Un régime alimentaire durable centré sur le végétal

Pendant trois années d’études, la Commission EAT-Lancet, composée de 37 experts issus de 16 pays différents, s’est intéressée au défi de nourrir sainement et durablement l’humanité. De nombreux paramètres ont été pris en compte tels que, entre autres, les changements climatiques, la biodiversité et l’eau. Les conclusions sont unanimes : l’“assiette idéale” doit être principalement composée de fruits et légumes, céréales complètes, légumineuses et fruits à coque. 

Ainsi, une alimentation durable prône par nature une consommation accrue de produits d’origine végétale. Source de nombreux nutriments et protéines, les végétaux offrent, pour un impact environnemental moindre, une diversité extraordinaire de goûts, textures et couleurs parmi les fruits et légumes, céréales, racines et tubercules, légumineuses, oléagineux…

L’Organisation des Nations Unies a énoncé les caractéristiques qui définissent la « durabilité » de l’alimentation : son faible impact environnemental, sa contribution à une sécurité alimentaire et nutritionnelle, et sa pérennité pour les générations futures. De façon générale, “les régimes alimentaires durables contribuent à protéger et à respecter la biodiversité et les écosystèmes ; ils sont culturellement acceptables, économiquement équitables et accessibles, abordables, nutritionnellement sûrs et sains, et permettent d’optimiser les ressources naturelles et humaines” (FAO). 

Le flexitarisme, par exemple, pourrait répondre à ces différents enjeux. En effet, ce régime alimentaire est largement composé de produits d’origine végétale. Les protéines animales y ont leur place mais en quantités plus raisonnables que dans les systèmes alimentaires aujourd’hui répandus.

Ce régime est vertueux pour son moindre impact sur l’environnement ; comme l’a notamment démontré le cabinet de conseil Solagro après avoir analysé, dans différents régimes, la corrélation entre impact écologique et quantité de viande. Nos habitudes alimentaires actuelles, en plus de mieux répondre aux Apports Nutritionnels Conseillés (ANC), pourraient évoluer pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre de pas moins de 13%, et ceci simplement en diminuant la part des protéines animales !

L’alimentation durable aspire aussi à relever un défi essentiel : permettre de nourrir l’ensemble de l’humanité. Un régime principalement basé sur des produits d’origine végétale permet d’envisager, grâce à l’optimisation des ressources dont nous disposons, la fin de la précarité et de l’insécurité alimentaire.

Concrètement, où trouver les clés pour réussir à changer son alimentation? 

Le livre blanc de la Fondation Louis Bonduelle s’est donné l’objectif ambitieux de répondre à cette interrogation légitime, tant la question des habitudes alimentaires est ancrée dans nos cultures. L’objectif est donc de sensibiliser l’ensemble des acteurs à ces enjeux et d’avancer une diversité d’actions à mener pour permettre à un régime plus végétal d’émerger.

Rome ne s’est pas faite en un jour et les habitudes alimentaires ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Leur évolution doit donc être progressive. Il est primordial d’éduquer l’ensemble des citoyens sur l’impact de leurs choix de consommation sur l’environnement.

La sensibilisation à de meilleurs comportements passe par l’éducation à une alimentation durable dès l’enfance. Formidable outil d’initiation, la monographie de la Fondation Louis Bonduelle a été pensée et élaborée pour les publics les plus jeunes.

Choisir une alimentation durable est un réel engagement citoyen pour la planète. Le régime flexitarien, principalement basé sur une consommation combinée de légumes, de légumineuses et de céréales complètes, permet de remplir le double contrat du respect des Apports Nutritionnels Conseillés et de la réduction de son impact sur l’environnement. Le livre Blanc de la Fondation Louis Bonduelle apporte des débuts de solutions en insistant en particulier sur l’importance de de sensibiliser dès le plus jeune âge à ce mode de consommation. Les habitudes alimentaires de demain se jouent dans l’assiette de nos enfants : ne ratons pas cette opportunité de changer durablement les choses !

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