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Transition écologique : comment pérenniser la sobriété ?

Clément Fournier - Rédacteur en chef

Youmatter

Formé à Sciences Po Bordeaux et à l'École des Mines de Paris aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques, Clément est depuis 2015 rédacteur en chef de Youmatter.

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Qu’est-ce qu’une politique de sobriété ? Comment favoriser la sobriété à l’échelle globale ? Voilà une question majeure, sur laquelle les chercheurs planchent de plus en plus.

La crise énergétique de l’année 2022 a poussé une bonne partie des pays du monde, en particulier en Europe, à se tourner en urgence vers des mesures de sobriété. Au pied du mur, les organisations publiques et privées et les citoyens ont mis en place divers gestes pour économiser l’énergie : baisser les températures de consigne des chauffages, optimiser l’utilisation des bureaux, des locaux et des habitations, décaler les consommations, créer des outils de suivi des consommation.

Grâce à ces mesures de sobriété conjoncturelles, un pays comme la France a pu économiser entre 5 et 10% de sa consommation électrique par exemple, et ainsi éviter de se retrouver confronté à des coupures de courants ou des contraintes plus fortes. Dans les mois qui viennent, ces efforts de sobriété vont probablement devoir se poursuivre, notamment pour faire face à l’incertitude de la situation énergétique européenne.

Mais qu’adviendra-t-il de la sobriété à plus long terme ? Dans le contexte de la transition écologique et sociale, la sobriété, notamment énergétique mais pas que, est un levier d’action essentiel. Mais si la situation énergétique se rétablit à moyen terme, parviendra-t-on à conserver une dynamique de sobriété ? Si demain, il n’y a plus de tensions sur l’approvisionnement ou les prix de l’énergie, ne risque-t-on pas de revenir à nos vieilles habitudes de surconsommation ? Et au contraire, si les tensions se maintiennent ou s’aggravent, comment fera-t-on face ?

Tout cela pose la question de la pérennisation de la sobriété : comment rendre la sobriété durable, comment l’amplifier, comment la mettre au coeur de notre système économique et social sur le long terme, et pas seulement comme une réponse d’urgence face à une crise ponctuelle ? Si cette question de la sobriété a longtemps été ignorée par les experts et les scientifiques, elle est, depuis quelques années, au coeur des travaux académiques et des scénarios de prospective. Et de ces travaux, on peut tirer un certain nombre de pistes pour pérenniser la sobriété.

Changer les comportements sur le long terme

Depuis longtemps, les études montrent que les citoyens se sentent concernés par les problématiques environnementales. En France, les questions écologiques apparaissent ainsi régulièrement parmi les principales préoccupations des citoyens. Pourtant, les chiffres montrent aussi que malgré cet intérêt croissant, les comportements de sobriété écologique progressent peu dans la société. Que ce soit pour les consommations énergétiques, l’usage de la voiture, la consommation en général ou encore les habitudes alimentaires, peu de citoyens adoptent sur le long terme des habitudes plus sobres.

Sensibiliser, informer, faire comprendre

Alors, comment expliquer ce décalage ? En 2016, un rapport de l’ADEME (L’Agence de la Transition Écologique) s’est intéressé à cette question, et montrait qu’il existe de nombreux freins à l’action en matière de gestes de sobriété. Des difficultés pratiques pour adopter des comportements plus écologiques, des contraintes financières, mais aussi un manque d’informations.

Par exemple, 69% des jeunes se disent mal informés sur les sujets écologiques. Selon un sondage Odoxa, près de la moitié des Français disent aussi ne pas savoir quoi faire pour réduire leur empreinte carbone. Comment adopter des pratiques plus écologiques et plus sobres, quels sont les leviers d’action efficaces, les aides financières ou institutionnelles ? Ces informations sont souvent difficiles à obtenir, parcellaires. Parfois, c’est au contraire la surabondance d’information, parfois contradictoires, qui peut compliquer les choses.

Sur l’énergie par exemple, une majorité de Français se disent prêts à réduire leurs consommations. Mais paradoxalement, lorsqu’on leur demande quels gestes ils comptent mettre en place, « baisser le chauffage » n’arrive qu’en 4ème position, alors que c’est le levier d’action le plus efficace pour réduire sa facture énergétique au domicile.

Pour que les comportements de sobriété se généralisent, il faut donc d’abord continuer le travail de sensibilisation et d’information du public, et ce, dans tous les domaines. Les études montrent que plus les consommateurs sont bien informés sur les impacts de leurs choix de consommation ou de leurs habitudes de vie, plus ils sont susceptibles de changer leurs comportements. Mais il faut que cette information soit fiable, transparente, et surtout claire, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui.

L’information, c’est aussi donner aux citoyens les moyens de mieux visualiser les conséquences écologiques de leurs choix. Comment ? Grâce, par exemple, à la généralisation des étiquettes énergie et des dispositifs de suivi des consommations, l’affichage des impacts environnementaux, et d’autres mécanismes d’information.

Inciter, orienter, les nudges

L’autre enjeu, c’est de parvenir à faciliter l’adoption de ces éco-gestes, d’inciter avec des dispositifs adaptés. On sait en effet qu’une grande partie des comportements écologiques résultent de choix répétés quotidiennement : penser à éteindre ou baisser les dispositifs consommant de l’énergie, choisir les produits les plus écologiques dans les rayons, choisir les bons modes de transport. Il s’agit alors d’orienter les décisions des citoyens, en créant une architecture de choix favorisant les comportements écologiques. On parle alors d’incitatifs, de nudges en lien avec l’écologie.

Concrètement, on peut inciter de nombreuses manières. Les dispositifs d’information comme l’affichage environnemental peuvent d’ailleurs être considérés comme des incitatifs : mettre en évidence sur les produits leur score environnemental, doit en principe inciter les consommateurs (ceux qui sont sensibilisés en tout cas) à choisir les produits les moins polluants. Afficher des messages rappelant les éco-gestes dans les lieux clés permet aussi de favoriser les choix de sobriété.

D’autres incitatifs visent à orienter les comportements en agissant sur l’environnement de choix. C’est le cas par exemple des systèmes qui font du choix écologique le choix « par défaut » : par exemple, au moment de choisir des options de repas pour un événement, il est possible de faire de l’option végétarienne le choix de base, ce qui impose au consommateur un effort supplémentaire s’il veut une option moins écologique. Dans le même registre, les études montrent que dans la restauration collective, proposer des portions plus petites « par défaut » (avec option de se resservir) amène à une réduction de la surconsommation et des gaspillages.

Mais on peut aussi inciter en créant des situations de jeu, de défis, qui donnent envie aux citoyens d’adopter les habitudes les plus favorables à la transition. C’est ce que font certaines collectivités avec des initiatives comme « Familles Zéro Déchet » ou « Familles à énergie positive« , qui consistent à mettre « en compétition » des foyers en matière de réduction de leur impact environnemental. Ces initiatives permettent d’ancrer sur le long terme certaines pratiques, et produisent des baisses parfois significatives des impacts environnementaux.

Toutefois, les études menées jusqu’à présent sur ces incitatifs et ces nudges laissent penser que leur efficacité n’est pas déterminante pour faire émerger des choix plus écologiques. D’après une méta analyse publiée en 2022, l’effet des nudges est « faible à moyen », avec néanmoins une efficacité plus marquée pour les choix en matière d’alimentation durable. Pourquoi un effet limité ? Tout simplement parce que les incitatifs n’agissent pas toujours en profondeur sur les autres facteurs qui influencent le choix : aspect financier, pratique ou culturel.

Les incitations financières pour la sobriété

Les incitatifs qui fonctionnent le mieux pour pérenniser les comportements de sobriété sont d’ailleurs les incitatifs financiers. C’est en tout cas le constat que l’on peut faire en analysant le rapport de l’ADEME sur le sujet. On y voit, sans surprise, que les motivations financières sont souvent importantes pour faire évoluer les comportements. Ainsi, 53% des Français disent chercher à réduire leurs consommations énergétiques pour faire face à la hausse des prix, ou pour économiser. Les enquêtes de consommation montrent aussi que le prix est l’un des déterminants essentiels des comportements de consommation.

C’est d’ailleurs pour cela que la crise énergétique a permis de promouvoir plus rapidement que jamais les comportements de sobriété énergétique. D’abord car, face à la hausse des prix, beaucoup ont voulu réduire leur consommation pour préserver leur pouvoir d’achat. Mais aussi, malheureusement, parce que face à la flambée des prix de l’énergie, un certain nombre de foyers moins favorisés n’ont pas eu d’autre choix que de réduire leurs consommation… Au point, souvent de tomber dans la précarité énergétique.

Les leviers financiers permettent donc d’orienter les citoyens vers certains comportements. C’est le cas des taxes comme la taxe carbone (qui peut-être un outil efficace à condition qu’elle soit suffisamment forte et suffisamment juste), mais aussi des subventions. Les aides pour l’achat de véhicules électriques ont par exemple été déterminants dans le développement de la mobilité « bas carbone » dans de nombreux pays et notamment en France. En rendant plus accessible financièrement les choix les plus écologiques, les subventions et les aides financières constituent un incitatif particulièrement fort pour faire émerger une sobriété écologique à long terme. Et ces mesures sont soutenues par les citoyens dans les sondages, puisque plus d’un sur deux estime que l’Etat devrait développer ce type d’aides (mais pas nécessairement les taxes).

Des mesures structurelles pour favoriser la sobriété

Mais informer, sensibiliser et inciter, est-ce vraiment suffisant ? Pas sûr. Car la sobriété n’est pas que le résultat de choix individuels. De nombreux choix de consommation ou de comportements quotidiens sont en effet conditionnés par les structures économiques et techniques de nos sociétés. Dans sa définition de la sobriété (sufficiency en anglais), le GIEC intègre ainsi « la création et le maintien d’infrastructures, de services et de villes qui favorisent des modes de vie sobres en énergie et en ressources tout en assurant le bien-être des populations ».

Vers des infrastructures de sobriété ?

Qu’est-ce que cela veut dire au juste ? Eh bien, par exemple, en matière de transports, nos choix de mobilités sont en grande partie déterminés par les structures urbaines et la disponibilité des différents modes de transport. Lorsque l’on habite dans une grande métropole comme Paris, où les transports publics sont accessibles et assez efficaces, il est plus facile de choisir des modes de transports bas carbone que lorsque l’on habite dans une zone rurale, sans accès ni aux transports publics ni aux modes de transport alternatifs.

Pour favoriser la sobriété en matière de déplacement, il est donc fondamental que les infrastructures de transport permettent aux citoyens de se déplacer autrement qu’en voiture. Investir dans les transports publics, dans les voies cyclables ou l’intermodalité, créer une infrastructure de recharge pour les véhicules bas carbone : voilà autant de chantiers à mener à l’échelle collective pour lever les freins pratiques et techniques à l’adoption de pratiques de mobilités plus écologiques. Objectif : rendre plus accessible les mobilités bas carbone. À l’inverse, il est aussi possible d’agir sur notre environnement social, urbain ou économique pour « décourager » les habitudes de mobilités les plus polluantes, en l’occurence souvent la voiture ou l’avion. Comment ? En modifiant les règles de circulation, en augmentant les coûts d’usage des véhicules polluants, en mettant en place des restrictions normatives ou réglementaires.

La littérature scientifique parle dans ce genre de cas de « politiques publiques favorisant le changeant systémique ». Il peut s’agir de politiques urbaines dans le cas de la mobilité, mais aussi de politiques fiscales, agricoles, de nouvelles réglementations, etc. Par exemple, pour favoriser la sobriété énergétique, il ne suffit pas de demander aux citoyens de limiter leur consommation : il faut aussi faire en sorte que les bâtiments nécessitent moins de consommations énergétiques. Pour cela, il faut rénover les bâtiments anciens, et construire des bâtiments neufs selon des normes thermiques et énergétiques plus strictes. Pour favoriser l’adoption d’une alimentation plus sobre et plus écologique, il faut non seulement encourager les citoyens à acheter différemment, mais aussi orienter les producteurs pour qu’ils mettent sur le marché des produits plus adaptés : plus de protéines végétales, par exemple. Pour cela, il faut une politique agricole cohérente, un ensemble d’incitatifs financiers et non-financiers, etc.

Une transformation culturelle et sociale

L’objectif de ces mesures plus structurelles est tout simplement de rendre la sobriété désirable, plus abordable. Les chercheurs parlent d’ailleurs de « l’abordabilité » de la sobriété, et cette abordabilité a plusieurs composantes : financières et techniques, comme on vient de le voir, mais aussi sociale et culturelle.

Il faut par exemple comprendre que la sobriété et la transition écologique ne pourront être acceptées et accueillies par tous que si elles sont « justes », c’est-à-dire si les efforts qu’elles nécessitent sont équitablement partagés entre les membres de la société. L’abordabilité, c’est donc d’abord faire en sorte que les efforts ne pèsent pas trop lourdement sur les plus défavorisés. Difficile en effet d’imposer aux classes moyennes et aux populations pauvres un discours sur la sobriété quand, dans le même temps, certains continuent, comme un symbole anachronique, de se déplacer en jet privé. Face à cette problématique, il faut donc mener des politiques sociales, fiscales, redistributives, permettant de partager les efforts.

Mais l’enjeu est aussi culturel. Nos imaginaires culturels et nos normes sociales ont en effet une influence sur notre capacité à adopter individuellement ou collectivement de nouvelles habitudes de vie. Manger moins de produits d’origine animale, se passer de voiture, éviter de prendre l’avion, peuvent par exemple être des habitudes difficiles à adopter dans un contexte culturel et social qui favorise généralement ces comportements. De nombreux stéréotypes restent ancrés dans nos représentations sociales : manger moins de viande, ce serait moins de plaisir, se passer de voiture, trop compliqué, moins consommer, être un amish décroissant.

Pour faire émerger un système collectif de sobriété, il faudra tôt ou tard agir sur ces représentations sociales et les déconstruire, montrer qu’adopter des pratiques plus écologiques, ce n’est pas que du négatif. Les pratiques de sobriété ont d’ailleurs bien souvent de nombreux co-bénéfices : manger moins de produits d’origine animale ou choisir les mobilités actives est non seulement positif sur le plan écologique, mais aussi en matière de santé. Moins de voitures, c’est aussi moins de bruit dans les villes, une ville plus accessible, des espaces urbains mieux partagés. On pourrait multiplier les exemples.

Mais au-delà des stéréotypes, c’est un ensemble de structures culturelles qu’il convient de transformer. Il faut passer d’une société qui survalorise la possession et la consommation comme horizon de bonheur, à une société qui met en évidence d’autres alternatives d’épanouissement. Être heureux avec moins, se développer hors des logiques de surproduction ? Voilà qui est à la fois un enjeu culturel, mais aussi une question politique et même philosophique.

La nécessité de la planification

Pour pérenniser la sobriété, et la mettre au coeur de nos sociétés, il ne suffit donc pas de lancer dans l’espace public des injonctions au « moins », qui surresponsabilisent les individus dans leurs choix quotidiens : « baissez le chauffage », « prenez moins votre voiture ». Il s’agit au contraire d’un changement bien plus global, fondé sur des mesures qui doivent se déployer à toutes les échelles : individuelles, mais surtout politiques, économiques, territoriales…

Très concrètement, les études montrent de façon consistante que l’on ne fera pas la transition vers des sociétés plus sobres et plus écologiques en claquant des doigts ou avec de beaux discours volontaristes, ou en se contentant de sensibiliser les différents acteurs. Les mesures qu’il faudrait mettre en place prennent du temps : investir dans les lignes de train, dans les transports en commun, dans les services publics, dans la lutte contre les inégalités ou les transformations culturelles, par exemple. Et surtout, ces mesures impliquent une action coordonnée, organisée. Il faut des politiques cohérentes, bien calibrées, justes, qui permettent de sortir progressivement du paradigme dominant de la surproduction et de la surconsommation. Il faut des mesures incitatives, tant sur le plan financier que sur le plan pratique ou culturel. Il faut encadrer, créer des normes nouvelles, fixer des objectifs.

En d’autres termes, si l’on voulait enfin pérenniser la sobriété, il faudrait un cadre politique structuré, et de vraies politiques publiques de planification écologique. Or, pour l’heure, une bonne partie des mesures mises en place dans ce domaine sont de nature conjoncturelles, et visent à répondre à des crises ponctuelles ou des problématiques sectorielles, sans action globale. Les logiques de privatisation des services publiques empêchent les acteurs publics de garder le contrôle et la vision de long terme sur des enjeux comme le développement des transports en commun, l’investissement dans les systèmes énergétiques, ou la recherche et le développement. L’absence de politique sociale ambitieuse et l’enfermement dans les logiques purement économiques et financières empêchent de faire émerger une vision désirable de la sobriété.

Il y a urgence à inverser la tendance, car les transformations à mener ne se feront pas d’un coup. Même en faisant au mieux, il faudra probablement des années pour faire évoluer les structures sociales et économiques et faire entrer vraiment la sobriété dans notre modèle. Seulement voilà, aujourd’hui, les dirigeants politiques et économiques semblent plus occupés à instrumentaliser la sobriété et en faire un outil de communication ou un alibi idéologique (quand ils ne la caricaturent pas), plutôt que de se poser sincèrement la question d’une transformation globale… Pendant ce temps, le problème reste le même : produire plus, consommer plus, travailler plus (et plus longtemps), gagner plus, croître plus…Sans trop savoir pourquoi. Et le moins dans tout ça ? On verra ça plus tard.

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